cette nuit unique

d’abord les ténèbres
l’immobilité
ce qui n’attend plus
la stupeur masque de cire
l’herbe couverte de cendres
l’aménorrhée solaire

ensuite de cette pierre
la fissure
élargie d’un flot ardent
l’amour en or liquide
d’une légèreté d’air
rien de pareil ici jamais
avant
ni depuis

sauf cette nuit unique
dont les entrailles telluriques
se souviennent
sauf ce matin où l’oméga
engendra l’alpha

et nous tremblants
depuis des siècles
tremblants
de tant de vie

 

 

 

(photographie : Florence Noël)

 

 

Advertisements

N'hésitez pas... Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s