soudain la neige

soudain la neige
le poids d’un flocon
déforme ma langue
le vaste proche
avale le regard
je communie
à l’intimité des chutes

 

*

 

il subsiste des lambeaux
de voix
arrimés aux arbres noircis de gel
nos enfances sans doute
que la saison spectrale
convoque

 

 

*

 

l’hiver rend au verbe
son squelette
le nacré de l’os
l’argenté de sa lame

le vain
se fond dans l’humus

 

*

 

(photographie : Florence Noël)

 

 

 

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