une fois de temps en temps nous mourrons

une fois de temps en temps
nous mourrons
la bouche pleine de mots
le cou tranché à
l’endroit du cri
on nous enterre sous une pluie
de larmes gelées
c’est à peine si
nous frémissons sous
l’éloge

puis un poète passe
sur la pointe des lèvres
et cloue notre cercueil
d’un recueil d’hommages
où si peu ont rompu
un rire indécent
un rire irrévérencieux,
un rire tonitruant
un rire de survivant de l’amour
avec nous

 

 

(photographie : Florence Noël)

 

 

 

 

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