Ni de sang, ni de sens

En mémoire de ceux qui partent et ceux qui restent, de ceux qui ne comprennent pas, de ceux qui ont besoin de vraies minutes de silence. Un extrait de l’ensemble de textes « Ni de sens, ni de sang » que j’ai écrit après les 13 novembre 2015 et 22 mars 2016 sur le site de Jan Doets, le « Cosaque des frontières » qu’il soit remercié de cet accueil.

Les Cosaques des Frontières

(in memoriam 13 november 2015 & 22 mars 2016)

ce soir
je voudrais tant écrire quelque chose
de gai
que comprenne ma fille
au cœur d’or au cœur douloureux
elle qui aime les mots pour
leur musique étrange, les répliques des films
excelle
en conversations volées

quelque chose comme une piqûre
délicieuse
qui versera dans son sang
l’antidote aux malheurs
à venir

en parler comme d’un rêve serait-ce
déjà renoncer ?

consacrer des pas
perdus
marcher consciencieusement
dans la foule qui remue
la grande tambouille des cœurs
croire à une communion
du désespoir – ces mots-là parfois
se conjuguent à l’envers –

se taire ce qu’une minute
transgresse à l’impudeur
échouer chez soi
dans un sofa froid
et ne rien se promettre
avant d’embrasser
les fraîches joues
des miens

ce qu’il y a de tendre en nous
sous la peau, dans le regard
le plus précieux
mon inquiétude rosie
d’un sourire

View original post 29 mots de plus

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