le temps d’une valse triste

on ouvre un temps, aux largeurs d’horizons tremblés, aux douceurs obliques de couchants;
on ouvre l’espace, les cimes tournoient, qu’on soit seule ou en vis-à-vis,
on ouvre l’espace au temps et le temps à l’espace
finir n’a pas de commencement
le corps réjouit l’âme
redevenue ternaire

c’est sans chagrin qu’on pleure
le temps d’une valse triste
l’espace d’un désir que n’arrête
aucun objet

 

(écouter la valse triste)

(photographie : Florence Noël)
*
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