la diffraction du cri

c’est au matin
quelqu’un dresse la table des fables
d’autres viennent et vont
du jardin à la maison
dans la sphère de leur parole
grouille le simple
et l’énigme
comme réconciliés

 

*
ce n’est pas l’heure des loups
pourtant
nous sommes affamés
au-delà
de la diffraction
du cri

 

*

 

ceux-ci vaquent des paniers
pleins d’histoires
quêtant leur salut
aux hasards des femmes
dans la nuit déchirée
de leur sang

 

*

 

ils s’émiettent comme
pavots sur les grands prés
serrés dans la nécessité des désirs
chus à ciel perdu
femme exclamative
homme rendu à
la glaise

 

*

ils s’oublient
alors jouissent
quelques fois s’abandonnent
alors tissent
un ciel aux couleurs
inouïes

*

point d’orgue
d’un chant de ventre
l’inconsolante souffrance
s’y rompt

 

*

éloge blanche
de leurs peaux
la lumière imprime
un pacte à lire
avec les lèvres

 

*

 

demain
hypothétique demain
leur rire
évase
l’éternité

 

 

 

 

Publicités

N'hésitez pas... Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s