passer la ville à eau et à sang

passer la ville à eau et à sang
aux grandes eaux
la savonnée rose de mousse
et de sang
passer par la ville au fil
du carnage
spolier les Moires
des fils tranchés
de ses filles et ses fils

des fleuves on en a charrié
à dos de femmes et d’enfants
de rêves chamellant
bosselés de soifs d’histoires
d’hommes en fleuves
de femmes en fleurs
de rives à soi tirées
sous la grande couverture des
avanies

et le grand félin toujours glisse
entre les embarcadères
hélé par les enfants
pieds rouges
et mains bleues

 

(chant pour Bagdad)

 

(photographie : carte postale ancienne de Bagdad trouvée sur Delcampe.net)

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