vous conviendrez qu’il n’est pas tôt assez

vous conviendrez qu’il n’est pas
tôt assez
– vous votre soif –
et que la chair est chahutée
au bleu d’un signe
intense comme né d’un miracle
que nos corps pétrissent
l’attente
que luisent vos mots
latents
aux lèvres d’un retour

avec moi, j’en suis sûre
vous signerez l’aube
au bas de ses prés gris
pris dans les rets d’un gage :
chérir la sauvagerie des souffles
peins dans l’interne
paysage
où siège l’infant

donnons-nous le temps
de nos merveilles
le mystère vous supplie d’abdiquer
ce qu’amour
insolemment
soutire à sa beauté

(lettre d’un temps qui ne fut pas)

*

(photographie  :  Florence Noël)

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