on a beau dire nos bouches s’usent

bronze la rumeur qui tout surplombe
cymbales taisez-vous :
aimer c’est rire la foudre entre les dents
saigner des eaux par les deux yeux

on a beau dire nos bouches s’usent
les mots par contre

fatalité d’une vieillesse contractée
comme une offense

jeunes vos vers si belle dame
trempés d’éternité

jeune votre non recommencé
au nez des ombres

dans votre main prenant la mienne
j’ai vu la mère de ma mère
vivant encore
mille grand-mères obstinées
narguant leur mort
le temps d’aimer

(souvenir de la brève rencontre avec Anise Koltz)

SONY DSC

photographie  : Florence Noël

 

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