il est pauvre le tuteur de mes bras

il est pauvre le tuteur

de mes bras
et mon sourire encore
humide
paie mal

je roule la pierre
d’amour
au sommet de chaque jour

chaque lendemain m’apprend
le geste inépuisable
du recommencement

mères nous bâtissons
des cathédrales
tactiles et sensibles
où vibrent les vitraux
tissés d’ailes
d’éphémères

des autels où
nos vies se versent dans
les vôtres
et puis s’oublient

 

 

 

(photographie : Florence Noël)

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