la nappe blanche des désirs

dresser
à l’aube de ce jour
la nappe blanche des désirs
ce soir nous répandrons le sel
petit précipité des larmes
et des sueurs
pour absorber le vin
de nos excès
la lie de nos manques

 

*

 

midi cuisine un silence
où déambule la lumière
rembrunie soudain
de moiteur

le mois des fleurs est volubile
le lilas offre mille doigts
mauves à nos stupeurs
d’immobiles

seuls
parmi ces parfums
nous tiédissons
puis bleuissons nos
certitudes en suspension

 

 

 

(dessin d’Annaëlle Bruyaux)

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